Puisque personne ne me demande d’interview – je ne vois pas pourquoi on m’en demanderait d’ailleurs, je m’en suis faite une tout seul du coup… Parce que je le vaut bien…

Q – Condie Raïs, est-ce que vous réalisez des millions de lecteurs se posent cette question : qui se cache derrière ce pseudonyme ?

CR – Vous rigolez ? Personne n’en a rien à foutre… Alors fichez moi la paix et laissez-moi picoler mon Sauvignon en paix…

Q – DANS VOS RÊVES ! Le coup de blanc, ce sera aprèsl’interview, alors je veux mes réponses !

CR – Pff.

Q – J’attends…

CR – OK. Homme. La cinquantaine. Prof d’histoire. C’est bon, je peux me servir un petit verre ?

Q – Pas encore… Pourquoi ce pseudo stupide ?

CR – Bon. Alors voilà… Ça m’est venu il y a des années. Je travaillais sur un discours de Condoleezza Rice, l’ex-secrétaire d’État américaine, pour un bouquin. Le Président G. W. Bush l’appelait « Condie ». Son vrai prénom était sans doute trop compliqué pour lui. Enfin bref, j’avais écrit une poignée de nouvelles, il y avait l’autoédition, l’idée du pseudo a fait son chemin, je ne sais plus exactement comment, mais ça m’est venu tout seul…

Q – Et pourquoi ne pas avoir publié sous votre vrai nom ?

CR – Simple. Tout se sait sur Internet. Déjà à l’époque. Bon, il ne s’agissait pas de poster des photos de ma bite sur des réseaux sociaux, certes. Mais j’ai tout de même pensé que je serais moins crédible pour expliquer la géopolitique du Moyen-Orient si mes étudiants savaient que j’écrivais ce genre de conneries…

Q – Et c’est quoi ce personnage de vieille dame aux chats, alcoolo et acariâtre ? D’où il sort ?

CR – Aucune idée. Non, franchement, je ne sais plus… Ça m’est venu comme ça, c’est tout.

Q – Il serait peut-être temps de l’abandonner, non ?

CR – Ben vous n’allez peut-être pas me croire, mais je m’y suis attaché. Je sais que c’est un pseudo nul, pas du tout vendeur, mais je l’aime bien, cette vieille garce. Alors je la garde. D’ailleurs…

Q – D’ailleurs quoi ?

CR – Ben croyez-le ou pas, quand j’écris, je suis vraiment Condie Raïs dans ma tête… Ça me débloque, voyez ? Quand j’écris un truc sérieux pour une vraie maison d’édition, je suis en mode travail, je suis moi, j’ai mes exigences, celles de mes éditrices, etc. Je ne pourrais pas écrire mes autres trucs, nouvelles ou romans, sans être quelqu’un d’autre… Bon, pas la peine de sortir la camisole, je trouve que c’est une névrose relativement innocente. Je n’emmerde personne il me semble, et je ne représente pas un danger pour autrui, alors…

Q – Et pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

CR – Parce que c’était le seul moyen de publier la poignée de nouvelles en question… Aucune maison d’édition sérieuse n’aurait publié ça. Or, c’est ce que j’aime écrire, des textes courts… Peut-être aussi parce qu’avec le boulot, je n’avais pas le temps suffisant.

Q – Oui, mais plus tard, vous avez pris le temps d’écrire un roman ? Vous auriez pu l’envoyer ce roman, L’ombre d’un écrivain ?

CR – Un roman dans lequel je dézingue le monde de l’édition et la moitié des auteurs à succès publiés dans ce pays ? Vous avez des idées brillantes, vous !

Q – Mouais… On se retrouve pour la suite, OK ?

CR – C’est comme tu veux, mon gars…

(à suivre…)

2 commentaires sur « Mais qui est donc Condie Raïs ? (1ère partie) »

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